La sphygmologie est le nom donné à l’étude du pouls. Ces textes permettent de suivre l’évolution des connaissances sur le rythme cardiaque et son rôle dans le diagnostic médical. Dès l’Antiquité, le pouls est au cœur du diagnostic médical pour évaluer l’état de santé du patient. Galien élabore une typologie du pouls, distinguant ses formes selon la rapidité, la force, ou la régularité. Ces classifications, reprises et amplifiées au Moyen Âge contribuent à faire du pouls un véritable objet d’étude.
Au XVIIIᵉ siècle, des médecins tels que Nicolas-François Marquet (1687-1759) proposent de noter le pouls sur une portée musicale. Théophile de Bordeu (1722-1776) contribue de son côté à faire du pouls un instrument de diagnostic systématique. Le XIXᵉ siècle marque la transition vers la mesure technique et standardisée du pouls, avec des instruments capables de détecter et d’enregistrer les variations du rythme cardiaque, et des textes qui codifient ces observations selon des critères objectifs.