La chirurgie connaît un développement notable dès l’Antiquité. Bien que limités par une mauvaise connaissance de l’anatomie et l’absence d’asepsie, les médecins réalisent déjà des interventions pour traiter des fractures ou luxations. Dans l’Occident médiéval, la dissection est interdite par l’Église. Ce sont majoritairement des barbiers peu formés qui pratiquent amputations ou trépanations.
À la Renaissance, la redécouverte des savoirs antiques et les progrès de l’imprimerie favorisent un retour progressif à l’enseignement chirurgical. André Vésale (1514-1564) révolutionne l’anatomie avec son « De Humani Corporis Fabrica ». Ambroise Paré (1509-1590), modernise la pratique chirurgicale. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la chirurgie bénéficie d’une reconnaissance académique croissante, mais la douleur et les infections restent des freins majeurs. Il faut attendre le XIXe siècle pour une véritable révolution : l’introduction de l’anesthésie et de l’antisepsie transforme les opérations en les rendant plus sûres et plus efficaces - premières étapes de la chirurgie moderne.